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janvier 2011

Tramway - Lettre ouverte aux conseillers Toulonnais qui pourraient bien être reprise mot pout mot pour notre Golfe de Saint Tropez...

Collectif « Un tramway pour l’agglomération toulonnaise » Le Bellevue 3, 35, avenue du Colonel Fabien, 83000 Toulon Site http://www.tramwaytoulon.com Email [email protected]
Madame, Monsieur,
Toulon, le 19 janvier 2011 À Mesdames et Messieurs les Conseillers communautaires de Toulon Provence Méditerranée
Nous nous permettons de nous adresser à chacun d’entre vous car vous allez devoir prochainement vous prononcer sur un sujet d’importance capitale qui engage la vie de l’agglomération pour plusieurs générations, le choix du TCSP.
La question est : quel type de développement voulez-vous pour l’agglomération toulonnaise à l’horizon 2020-2030 ? Voulez-vous satisfaire des besoins à très court terme et au moindre coût risquant de compromettre l’avenir même de l’agglomération ou avez-vous l’ambition de créer un équilibre cohérent et viable à long terme entre les trois piliers que sont :
. le développement économique

.la préservation de l’environnement

.le progrès social

Si vous choisissez cette seconde option, c‘est que vous avez fait le choix de continuer dans la voie du développement économique et social.
Rappelons qu’en 2005, un vote unanime de votre assemblée avait conclu à la mise en place d’un tramway. Ce système de transport en commun en site propre, cohérent avec le projet urbain, permettait d’accueillir la population permanente prévue à l’horizon 2030, en se souciant de favoriser la mixité et la convivialité urbaines, gages d’un mieux vivre ensemble par une facilité d’accès aux emplois, aux échanges, à la culture et aux loisirs. Partout où le tramway a été installé, on a constaté une évolution favorable de l’activité économique : amélioration des échanges dans les quartiers, revitalisation des centres villes et de leurs commerces.
Or, si nous en croyons des déclarations faites dans la presse, votre assemblée serait aujourd’hui invitée à choisir le Bus à Haut Niveau de Service, sans qu’aucune expertise indépendante, ni débat ne soient intervenus sur ce changement radical. Ce choix serait pour nous, une très grave erreur pour diverses raisons dont vous avez eu connaissance en consultant le diaporama que nous avons diffusé, mais nous souhaitons revenir sur les principales.
Le coût
Nous privilégions une gestion en bon père de famille, ce qui implique de considérer la globalité du coût du projet. Il y a un écart de coût initial entre un BHNS et un tramway : 340 M€ pour un BHNS, 520 M€ pour un tramway, pour les 19km de ligne entre La Garde et la Seyne. Un bon gestionnaire, au-delà de cette question de l’investissement initial, doit aussi se poser la question du coût global du projet.
Ainsi, on observe que :
•    la durée de vie d’un BHNS entraîne la nécessité de changer les bus au bout de 15/20 ans, soit la moitié de vie d’un tramway.
•    le coût de maintenance et de fonctionnement des BHNS utilisés à forte fréquence, est d'après le C.E.R.T.U * plus de 2 fois supérieur à celui d'un tramway, par passager transporté, ce qui aboutit à un écart de l'ordre de 10M€ / an sur la ligne.
Si l’on prend en compte ces coûts d'exploitation, on voit que le surcoût à l'investissement initial (180M€) est quasi compensé sur 15 ans et qu'un BHNS coûtera donc plus cher qu'un tramway à l'usage sans répondre aux besoins en terme de déplacement.
* C.E.R.T.U = Au sein du Ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, le Centre d’Études sur les Réseaux, les Transports, l’Urbanisme et les constructions publiques est chargé de conduire des études dans le domaine des réseaux urbains, des transports, de l’urbanisme et des constructions publiques, pour le compte de l’État ou au bénéfice des collectivités locales, établissements publics ou entreprises chargés de missions de service public ou des professions en cause (décret n°94 -134 du 9 février 1994).
Tout cela confirme les propos du C.E.R.T.U qui pour le Ministère des Transports, affirme dans ses études comparatives entre BHNS et Tramway que « sur le long terme, la différence de coût d’un BHNS, exploité à forte fréquence, annule l’avantage constaté à l’investissement ».
La capacité
D’après les chiffres du C.E.R.T.U, la capacité d’un BHNS est de 3.000 voyageurs par heure et par sens, alors que celle du tramway peut aller au delà de 6.000. Or, les besoins actuels sur le boulevard de Strasbourg s’élèvent à 4.000 voyageurs aux heures de pointe, et sont estimés à 6.000 à l’horizon 2020. On voit donc qu’avant même sa mise en service, le BHNS ne serait pas adapté aux besoins de l’agglomération.
Les réalisations des tramways de Nice, Montpellier et Bordeaux pour ne citer que les plus proches, montrent que les objectifs prévus de fréquentation au bout d’un an ont tous été atteints avant cette échéance et même dépassés de 15% à 25% (ex. Nice).
A l'inverse, à Nantes, le BHNS de la 4e ligne de TCSP (qui vient compléter un réseau de 3 lignes de tramway existantes) est saturé et plafonne à 3.000 p/h/s. Les usagers et les responsables regrettent le choix du BHNS. Preuve que la leçon a été retenue, le choix pour la 5e ligne de TCSP nantaise s'orienterait vers un tramway !
En outre, les capacités maximales données ci-dessus assurent dans le cas du tramway, son accessibilité aux personnes à mobilité réduite, entre autres personnes âgées, handicapées et familles avec poussette. Dans le cas du BHNS, cette accessibilité n'est pas garantie. Par ailleurs, il y a l’effet « tramway » qui représente un nouveau vecteur de transport : fiable, rapide, non polluant, silencieux et confortable ; ce qui permet d’attirer de nombreux nouveaux usagers (à Nice, 25% de voyageurs nouveaux dont 32% ont abandonné leur voiture).
Les travaux
Chacun a pu lire dans la presse, des déclarations (cf. interview de M. Chenevard dans Var- Matin du 08/11/10) expliquant que la durée des travaux sera bien inférieure pour un BHNS à celle d’un tramway.
Cette affirmation est toutefois plus intuitive que réaliste. En effet, dans cette même interview à Var-Matin, M. Chenevard explique que pour éviter l’orniérage et le vieillissement 3
prématuré des couloirs de BHNS, il faudra couler des dalles de béton armé de 90cm à 1m d’épaisseur, ce qui est tout à fait exact. Cela signifie donc aussi que tous les réseaux devront être déviés, car ils seront quasiment inaccessibles. C’est d’ailleurs le choix effectué par Nantes qui a déplacé ou rénové tous les réseaux sur l’emprise de sa ligne de BHNS existant afin de garantir la permanence de l’exploitation de service.
On voit donc que pour le BHNS la durée des travaux et donc leur coût risquent d’être bien supérieurs à ce qui est annoncé, d'autant plus qu'avec les techniques actuelles, la différence de durée des travaux entre un BHNS et un tramway, va en s’amenuisant du fait de moyens nouveaux de mise en place des rails. Le procédé APPITRACK appliqué pour le tramway de Reims, a permis de diviser par 4 le temps de pose. Les deux ou trois mois supplémentaires exigés par le rail ne sont rien à côté de la durée d’utilisation de ce mode de transport et de son efficacité.
On notera aussi que, dans toutes les villes où les élus ont eu à affronter les difficultés liées aux perturbations engendrées par les travaux du tramway, les usagers réclament maintenant des lignes supplémentaires.
Le site propre
Pour qu’un bus soit « à haut niveau de service », encore faut-il qu’il soit continuellement en site propre. Le sera-t-il dans l’aire toulonnaise ? La largeur nécessaire pour que deux bus puissent circuler est de 6,50 à 7 mètres. La largeur expropriée pour le tramway est de 6 mètres. Envisage-t- on d’exproprier à nouveau, en particulier dans la traversée de La Valette Sud, dans celle de Saint- Jean du Var, demain au Pont-du-Las ? A l’évidence, non.
Ce qui vous est proposé, c’est un bus qui, sur une grande partie de son parcours, sera noyé dans la circulation générale. Il ne sera pas « à haut niveau de service », il se déplacera un peu mieux que les bus actuels avec une vitesse légèrement supérieure. Ce n’est pas un TCSP, et tout cela pour 340 millions d’euros, 900 terrains achetés, 80 familles déménagées !
La vie économique
Les élus l'avaient déjà bien compris en imposant aux entreprises un versement transport pour la construction du tramway. Ailleurs en France, les commerçants, après la phase de travaux donnant lieu à indemnisation, ont constaté le retour des clients vers les centres villes et une amélioration de leur chiffre d’affaires. Les bénéfices durables qu’en retire l’agglomération compensent alors largement les désagréments passagers des travaux. Inversement, combien coûterait à l’aire toulonnaise l’absence de tramway ?
Ce ne sont là que quelques-uns des aspects économiques qui plaident en faveur du tramway. On peut se demander pourquoi à ce jour, 26 agglomérations françaises dont, forcément beaucoup sont d’une taille inférieure à la nôtre, ont choisi ce type de transport. Tous leurs élus, n’ont-ils pas le souci d’adopter des solutions de progrès ? Nice, 1 ligne et 2 autres en préparation, Bordeaux, 3 lignes (construites en même temps) et 1 autre en préparation; Strasbourg, 5 lignes ; Grenoble, 4 lignes ; Montpellier, 2 lignes et 2 autres en préparation ; Rouen, 2 lignes ; Marseille, 2 lignes ; Mulhouse, 2 lignes, etc.
Et si certaines villes adoptent le BHNS, c’est seulement en complément de lignes ferrées existantes ; ou alors il s’agit d’agglomérations beaucoup plus petites que la nôtre (La Rochelle, Bayonne, Perpignan...). L’agglomération toulonnaise peut-elle donner le mauvais exemple sur lequel, au demeurant, il y a de fortes chances que les élus soient obligés de revenir plus tard pour se tourner vers le tramway ? Ce serait alors un gaspillage des deniers publics, en même temps qu’une très lourde responsabilité.
La pollution
L’agglomération toulonnaise, d’après des mesures scientifiques, connaît de nombreux jours de pollution, et celle-ci résulte en très grande partie de la circulation automobile. Pour certains, la faute incomberait à l’étang de Berre dont le nuage aurait la bonté d’épargner toutes les cités qui nous en séparent, mais viendrait se poser sournoisement sur Toulon. Comment expliquer alors que la zone la plus polluée soit celle du boulevard de Strasbourg ? Or, un BHNS ne saurait en rien diminuer la pollution puisqu’il fonctionne essentiellement au diesel. A ce jour, aucun constructeur n’a pu concevoir des batteries suffisamment performantes pour équiper un gros autobus. Parier sur un hypothétique BHNS électrique est donc tout à fait aventureux.
entre :
La conclusion
Dans quelques temps, vous aurez à choisir non pas entre deux solutions équivalentes, mais
•    Le tramway : véritable axe lourd irriguant l’agglomération d’est en ouest, de La Garde à La Seyne, remplaçant utilement les bus sur l’axe le plus chargé ;
• Le BHNS : avant tout un autobus. Aussi coûteux à terme qu'un tramway, plus encombrant et de capacité insuffisante, il sera sur une grande partie du parcours noyé dans la circulation générale. Ainsi, sa vitesse et sa régularité seront nettement moindres que celles d’un tramway. Il ne permettra pas de supprimer toutes les autres lignes de bus de l’axe central où il roulera dans les couloirs actuels déjà saturés ! C’est au mieux une amélioration de la ligne n° 1 du Réseau Mistral, peu de résultats pour 340 millions d'euros !
Le choix qu’il vous est demandé de faire, c’est un choix entre un vrai TCSP et ... presque rien de nouveau. C’est un projet d’intérêt commun majeur pour l’agglomération. C’est pourquoi nous vous demandons de faire un choix de bon père de famille, pour l'avenir de notre agglomération et des générations futures.
En vous remerciant de l’attention que vous aurez bien voulu porter à la présente, nous souhaitons que vous fassiez le choix de la modernité et de l’avenir.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments les meilleurs.
Pour le Collectif Tramway * Le Président Jean-François GUYÉTAND
* dont plusieurs associations :
Toulon@Venir, Toulon Var Déplacements, Fédération Nationale des Associations des Usagers des Transports Paca, Association Hyéroise pour le Transport Ferroviaire et des Comités d’Intérêts Locaux de l’agglomération TPM

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Petit rappel de mon analyse de février 2009 suite au vote du PLU par l'actuelle majorité : Informations et PLU.

Il me faut évoquer aussi d’autres sujets à présent et je commencerai par la lettre que j’ai adressé au Bavar qui nous avait mis en cause lors du vote de notre groupe contre le PLU en décembre dernier. L’argumentaire demandé a donc été fourni et malgré la promesse d’en extraire, je cite, « les meilleurs passages » pour publication de la part du journaliste, pas de suite…

Voici donc la lettre adressée au  Ba Var qui répondait aux interrogations sur notre choix:

« Docteur Jean Marc Zabern, Conseiller Municipal de la commune de GRIMAUD, E mail « [email protected]

Le 09 février 2009,

À Monsieur Pierre Nembrini,

     Le Ba Var,

           Monsieur,

Suite à votre article dans le dernier Ba Var concernant la commune de Grimaud et l’adoption par le Conseil Municipal du nouveau PLU, vous vous dites curieux dans votre journal que, je cite, « les quatre membres de l’opposition ont voté contre, sans aucune explication. Or la discussion d’un tel document qui régit la construction sur la commune durant une dizaine d’années était quasiment inévitable. En tout cas, c’était une bonne occasion pour l’opposition de jouer son rôle. Son silence est assez inexplicable et sans doute, grâce à ces quelques lignes de regret, éprouvera-t-elle le besoin de nous en dire plus. Nous l’attendons avec curiosité. »

Je vais donc à présent vous livrer mes réflexions sur le nouveau plan d’urbanisme local (PLU) de Grimaud.

Le village de Grimaud, « Grimaou » en provençal, du haut de son château médiéval, a toujours eu des visions merveilleuses, les Maures, la mer et le golfe de Saint-Tropez anciennement golfe de Grimaud.

Pour autant, les Maires qui se sont succédés sur cette commune ont-ils vraiment pris conscience de ces merveilleux spectacles naturels que le monde entier nous envie et contemple parfois avec enchantement.

Ces Maires ont-ils  pris la mesure de toutes leurs responsabilités, quand au travers de leurs décisions administratives parfois trop ostentatoires, dans le cadre des P.O.S ou des P.L.U, ils bouleversent  trop souvent d'une manière irréversible l'environnement de l'homme et l'homme dans son environnement naturel, qu'il soit faunistique ou floristique ?

Ces Maires ont-ils vraiment pris conscience des excès de notre société moderne de consommation, dont la révolution industrielle est en train de bouleverser, de défigurer, de dénaturer, de transformer cet environnement naturel de l'homme ?

Nous faisons un rêve, celui de rencontrer ou d’élire sur la commune de Grimaud, un Maire visionnaire dont  les seuls buts de son mandat seraient de toujours faire respecter par tous les moyens, l'environnement naturel de l'homme.

Une pause serait indispensable dans cette discipline que représente l'urbanisme car les surfaces urbanisables et celles déjà urbanisées représente 1188 ha soit 27 % de la superficie de la commune de Grimaud !

Malheureusement, ce rêve utopique, parfois, peut se transformer en cauchemar pour notre environnement.

Cela avait commencé avec l'affaire de la Z.A.C des Fontaines qui avaient débuté en 1990 par une délibération du Conseil Municipal de l'époque, délibération qui avait posé les bases d'un projet immobilier à l'ouest du village de Grimaud pour lequel 56 000 m² de construction étaient programmés dans une ZNIEFF de 33 ha.

Les associations de l'environnement, les associations de défense de l'environnement, telles que A.I.D.E et UDVN 83 se déchaînèrent et déposèrent recours sur recours devant les juridictions compétentes pour faire respecter les prescriptions environnementales relatives aux E.B.C., aux ZNIEFF et à la loi littorale.

En 1997, la cour administrative de Lyon (cour d'appel) annule définitivement la délibération de création de la ZAC des fontaines prise en 1990 par le Conseil Municipal dirigé par le Dr Jean-Paul Bréhant pour « erreur manifestent d'appréciation ».

Les promoteurs, suite à cette décision de justice, ouvrit un ultime contentieux, une nouvelle procédure pour obtenir de la commune de Grimaud des dommages et intérêts pour la somme de 59 millions d'euros.

Heureux dénouement, heureux épilogue pour la commune de Grimaud puisque le conseil d'État a tranché d'une manière définitive le 24 janvier 2007 dans ce contentieux en rejetant la requête des promoteurs tendant à condamner la commune de Grimaud a payé ces 59 millions d'euros de dommages et intérêts. La commune l’avait échappé belle.

D'une telle affaire, celle de la ZAC des fontaines, le nouveau Conseil Municipal animé par le Maire élu en mars 2008, devrait tirer de profitables leçons afin que de tels dysfonctionnements ou excès en matière d'urbanisme ne se reproduisent plus jamais sur notre commune.

Le conseil municipal de Grimaud, dans sa délibération du 15 décembre 2008, a approuvé à la majorité moins les quatre voix des élus de « Génération Avenir » le plan local d'urbanisme (PLU) ce dernier remplaçant le POS de 1989.

Ce nouveau document d'urbanisme (PLU) établi en collaboration avec les services de l'État (DDE et DDAF) nous dicte ses principaux commandements :

1/ que les zones agricoles A1 ne pourront recevoir aucune construction, même liés à l'activité

2/ que les zones NB disparaissent. Elles sont supprimées et deviennent des zones U, A, AU ou N. les classements de ces zones devront être revus et corrigés et les principes de reclassement s'appuieront sur les éléments suivants :

. La proximité ou l'éloignement de ces zones avec urbanisation existante leur sensibilité au regard du paysage et des prescriptions environnementales (EBC : espace boisé classé ;  ZNIEFF : zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique, loi littoral)

. Leur sensibilité au feu et les possibilités pour les pompiers d'y accéder (largeur des voies)

. Leur situation en zone inondable (PPRI)

. Analyses durant le volume des restes à construire (photo aériennes, permis de construire en attente, et visites de terrain)

3/ que les zones agricoles NC du POS 89 deviennent zones A

Le zonage s'appuiera sur

. Une analyse des demandes parvenues en mairie (extension ou création d'exploitation, levée ponctuelle d’EBC)

. Une mise en cohérence du zonage agricole en concertation avec la DDAF

. Nécessité de la protection contre les incendies (coupures DFCI, levée d’EBC)

Il s'agit d'un rappel qui nous amène aux sources de ce PLU.

Ce PLU a pris naissance lors d'une délibération du conseil municipal du 18 octobre 2002.

À cette date, le Conseil Municipal de Grimaud, à la majorité et après avoir délibéré, a décidé de prescrire établissement d'un PLU sur l'ensemble du territoire de Grimaud avec les objets et les engagements suivants :

. Contrôler la croissance démographique de la commune (3776 habitants au recensement de 1999,5 1500 habitants à l'horizon du PLU) soit une progression de 45 %

. Maîtriser l'urbanisation en privilégiant celle-ci autour des hameaux et du bâti existant, tout en tenant compte de la spécificité de Grimaud qui impose une architecture de haute qualité et l'absence de toute densification excessive

. Contenir le lancement d'opérations visant à la construction de logements en dehors des espaces déjà urbanisés dans des limites strictes, la commune ayant mis un terme au lancement de grandes opérations immobilières de ce type qui étaient essentiellement orientées en direction d'une population saisonnière, conserver et mettre en valeur des espaces naturels de qualité.

Ce dogmatisme administratif exprimé en 2002 semble revêtir un aspect extérieur rassurant, et contenir d'excellentes intentions en matière d'urbanisme, mais malheureusement une nouvelle délibération du Conseil Municipal de Grimaud en date du 11 octobre 2007 est venue jeter un doute sur les bonnes intentions de nos élus.

Le surclassement de la commune de Grimaud dans les villes de 40 000 à 80 000 habitants  voulu en 2008 par le Maire de Grimaud et sa majorité est une décision très forte qui engage Grimaud sur la voie d'une expansion non justifiée et qui a été insuffisamment expliquée.

Je pense donc à présent que ce surclassement est un facteur d'expansion galopante pour la commune de Grimaud et qu'il est en totale contradiction avec les déclarations du premier Magistrat de notre commune et la philosophie de la délibération du 18 octobre 2002 votée par sa majorité.

Il faut rappeler, qu'au cours de la campagne électorale du Docteur Laffra menée contre le Docteur Bréhant, le Maire actuel, Monsieur Alain Benedetto, s'était farouchement opposé au programme du Dr Jean-Paul Bréhant qui prévoyait un surclassement à 90 000 habitants.

En conclusion, si le nouveau PLU 2008 nous apprend qu'il y a une diminution des surfaces urbanisables de moins de 43 % par rapport au POS 89, néanmoins il nous informe qu'il reste 142 ha à urbanisés (zonage AU).

Sur ce chiffre de 142 ha, je pense qu'il faut rapidement focaliser toute notre vigilance car Grimaud n'est pas à l'abri d'une nouvelle opération immobilière d'envergure et ce malgré la présence de nouveaux documents d'urbanisme (PADD, SCOT, PLU…) qui, d'après le Maire, permettraient « de mieux maîtriser l'urbanisme et la croissance démographique. »

Ne déclarait-il pas qu'il refuserait sur la commune « toute perspective de création d'ensembles comparables à ce que nous voyons dans les Alpes-Maritimes ».

Si la nouvelle municipalité déclarait solennellement pendant les élections municipales de mars 2008 « qu’elle ancrerait plus fortement Grimaud dans sa particularité, notre circonscription doit encore et certainement plus que jamais se préserver des excès qui menace les territoires d'exception », alors pourquoi avoir demandé le surclassement de la commune de Grimaud dans les villes de 40 000 à 80 000 habitants qui ouvrent dangereusement la porte à tous les excès ? Cette contradiction nous dicte plus de méfiance, plus de vigilance, à l'égard de la politique d'urbanisation qui sera entreprise sur la commune de Grimaud dans les mois ou les années à venir. 

Je vous remercie d’avoir pris la peine de me lire.

En restant à votre entière disposition pour de plus amples renseignements si vous le jugiez nécessaire, je vous prie d’agréer, Monsieur, mon meilleur souvenir.

 Docteur Jean Marc ZABERN ».

Voilà notre réflexion et nous attendons vos remarques comme d’habitude afin de confronter nos points de vue. A bientôt.


Petit rappel sur nos propos dans le Bulletin Mincipal d'Octobre 2009 : avoir raison avant l'heure ?!

GRIMAUD

Dans le respect et l’application de la Loi n°2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, cette tribune est ouverte aux élus de l’opposition dont les propos n’engagent que la responsabilité et la conviction de leurs auteurs.

Plan local d’urbanisme

Le conseil municipal de Grimaud, dans sa délibération du 15 décembre 2008, a approuvé à la majorité moins les quatre voix des élus de « Génération Avenir » le plan local d'urbanisme (PLU) ce dernier remplaçant le POS de 1989.

« C’est le futur qui se dessine, c’est le déve- loppement qui se détermine, c’est le cadre de vie qui se définit pour de nombreuses années », déclare Monsieur le Maire.

Je vais à présent vous livrer mes réflexions sur le nouveau plan d’urbanisme local (PLU) de Grimaud. Ce PLU a pris naissance lors d'une délibération du conseil municipal du 18 octobre 2002. À cette date, le Conseil Municipal de Grimaud, à la majorité et après avoir délibéré, a décidé de prescrire établissement d'un PLU sur l'ensemble du territoire de Grimaud avec les objets et les engagements suivants :

- Contrôler la croissance démographique de la commune (3776 habitants au recensement de 1999,5 150 habitants à l'horizon du PLU) soit une progression de 45 %

- Maîtriser l'urbanisation en privilégiant celle-ci autour des hameaux et du bâti existant, tout en tenant compte de la spécificité de Grimaud qui impose une architecture de haute qualité et l'absence de toute densification excessive - Contenir le lancement d'opérations visant à la construction de logements en dehors des espaces déjà urbanisés dans des limites strictes, la commune ayant mis un terme au lancement de grandes opérations immobilières de ce type qui étaient essentiellement orientées en direction d'une population saisonnière, conserver et mettre en valeur des espaces naturels de qualité. Si la nouvelle municipalité déclarait solennellement pendant les élections municipales de mars 2008 « qu’elle ancrerait plus fortement Grimaud dans sa particularité, notre circonscription doit encore et certainement plus que jamais se préserver des excès qui menace les territoires d'exception ». Mais alors pourquoi avoir demandé le surclassement de la commune de Grimaud dans les villes de 40 000 à 80 000 habitants ouvrant dangereusement la porte à tous les excès ? Cette contradiction nous dicte plus de méfiance, plus de vigilance, à l'égard de la politique d'urbanisation qui sera entreprise sur la commune de Grimaud dans les mois ou les années à venir. Une pause serait indispensable dans cette discipline que représente l'urbanisme car les surfaces urbanisables et celles déjà urbanisées représentent 1188 ha soit 27 % de la superficie de la commune de Grimaud !

A ce jour, un certain nombre de recours auprès du Tribunal Administratif de Toulon ont été engagés concernant plusieurs zones de ce PLU, dont un notamment par l’UDVN 83 dont on connait les compétences en matière d’urbanisme, sur la zone de l’ex « ZAC des Fontaines » citée par notre Maire comme étant ce qu’il ne faut à ne pas suivre, un autre sur le domaine du camping de la plage près de Saint Pons les Mûres, et un autre enfin par une Elue à responsabilité dans une commune voisine et propriétaire sur Grimaud.

Opposition

Ces recours présentent tous des arguments sérieux et argumentés sur le manque de transparence qui a amené à la réalisation de ce PLU dont on peut dire qu’il est le fruit d’une maigre concertation entre le Maire et son bureau d’études.

Attendons donc les résultats de ces recours pour voir s’il n’aurait pas été plus judicieux de réaliser ce PLU avec une vraie concertation de la population et des Elus, fussent ils d’opposition.

« … »

Nous vous rappelons l’adresse de notre blog « http://generation-avenir.typepad.fr » où chaque citoyen est invité à s’exprimer. Nous espérons que cette saison fut bonne pour tous.

Recevez nos plus chaleureuses salutations.

Nous restons à votre disposition en Mairie (RV au 06 81 36 32 37 ) ou par E Mail à l’adresse suivante : « [email protected] »

Docteur Jean Marc ZABERN Madame Carine ROUX Monsieur Marc GIRAUD Madame Sylvie ASENSIO